Acheter Les Tiny Houses arrivent en Belgique

Publié le 13/05/2020

Lire un autre article ?

Le phénomène des tiny houses commence à prendre de l’ampleur en Belgique. Ces « micromaisons », stars écolos de l’habitat léger, ont, ces dernières années, séduit environ 20 000 Belges1 qui ont opté pour un mode de vie plus simple et plus durable. Chez Home Sweet Gaume, en bons curieux que nous sommes, nous avons souhaité en savoir davantage sur ce nouveau type de logement associé à des valeurs qui nous parlent.

Exemple d'une maison Tiny House

Photo de Business Insider

Qu’est-ce qu’une tiny house ?

Le concept nous vient tout droit des Etats-Unis : les tiny houses ont fait leur apparition en Belgique et ne cessent de faire parler d’elles.

En Wallonie, ce type de bâtiment est reconnu comme habitation légère (ce qui n’est pas encore le cas en Flandre et à Bruxelles). Le but de ces minuscules maisons (on parle d’une vingtaine, trentaine de mètres carrés) est de profiter d’un maximum de confort moderne dans un minimum d’espace. De par leur taille réduite, elles conviennent bien à un usage individuel ou en couple, moins à la vie de famille.

Certains constructeurs se sont spécialisés dans la réalisation de tiny homes. Elles sont pensées intelligemment (optimisation de l’espace oblige), avec des matériaux durables, et en accord avec les besoins de leurs futurs utilisateurs.

Les tiny homes : logements écolo ?

Ce type d’habitat léger se veut écologique. Leur petite taille est liée à des questions pratiques mais également idéologiques. On pourrait presque évoquer le terme de mouvement ; en effet, leurs fabricants et leurs occupants prônent un mode de vie plus en phase avec leur environnement, plus respectueux de la nature et du vivant.

Ce type d’hébergement, qui pourrait également devenir une solution pour loger les plus démunis, coûte entre 30 000 et 50 000 euros, en fonction des matériaux que l’on choisit pour la conception. Le plus souvent fabriquées en bois, en choisissant des matériaux de seconde main, on peut encore en réduire le prix. Étant donné leur petite taille, les économies d’énergies sont colossales, en comparaison à un foyer ordinaire.

Pour réduire encore plus l’impact sur l’environnement, il est possible de ne choisir que des composants durables pour atteindre une empreinte écologique très faible : toilettes sèches, système de récupération et/ou de recyclage d’eau, etc. De là à atteindre l’autonomie, il faut avouer que cela devient compliqué, ne serait-ce qu’en terme de stockage des ressources énergétiques.

Exemple d'une maison Tiny House en Belgique

Une maison sur remorque

Attacher des centaines de ballons à son toit comme dans le film d’animation « Là-haut » pour déplacer sa maison ? So 2009 ! Aujourd’hui, les tiny houses ont l’avantage d’être mobiles et de pouvoir être déplacées relativement facilement puisqu’elles sont généralement bâties sur remorque. Même si elles ne sont pas conçues pour être déplacées au quotidien, cela peut être pratique en cas de querelle de voisinage ou tout simplement, quand on a envie de changer d’air.

Une conception en phase avec les besoins de l’utilisateur final

Aménagement intérieur d'une Tiny House

Ce qui est intéressant avec ces minuscules maisons, c’est que l’on peut les concevoir selon sa propre personnalité et selon ses besoins. En accord avec le constructeur, vous pouvez la créer comme vous le souhaitez : si vous avez tendance à passer plus de temps dans votre cuisine que dans votre salle de bain, vous pouvez aménager l’espace en fonction de vos besoins en réduisant le plus possible la surface de la salle d’eau pour profiter de plus de confort dans la cuisine. En outre, les contraintes d’espace font parfois émerger une grande créativité !

Quel cadre légal en Wallonie ?

Ce phénomène nouveau dans le monde du logement rencontre certaines difficultés d’un point de vue urbanistique. En Wallonie, les tiny homes sont reconnues, depuis l’année dernière, par le code wallon du logement de l’habitat durable, comme habitat léger, au même titre que les yourtes, les roulottes, les maisons bulles ou encore les cabanes en bois. Moins dans le flou juridique qu’en Flandre et à Bruxelles, il reste néanmoins certains critères à définir en Wallonie, notamment concernant la salubrité.

Pour le moment et pour être en ordre, l’habitation légère doit répondre à au moins 3 des caractéristiques suivantes :

  • démontable ;
  • déplaçable ;
  • d’un volume réduit ;
  • d’un faible poids ;
  • ayant une emprise au sol limité ;
  • auto-construite ;
  • sans étage ;
  • sans fondation ;
  • qui n’est pas raccordée aux impétrants.

Attention, « le code wallon du logement et de l’habitat durable (…) ne s’applique toutefois qu’à des structures destinées au logement et à l’exclusion de tout hébergement touristique. »2 À savoir également : « un permis de bâtir ‘’classique’’ est toujours exigé pour un habitat léger » même si « le code wallon devrait assouplir la procédure visant à l’obtention de permis pour certains habitats légers (préfabriquées ou en kit, sans étage, etc.) en dispensant, par exemple de l’obligation de faire intervenir un architecte. »3

Reste tout de même un élément à ne pas oublier, pour concevoir une tiny house, il faut pouvoir la « déposer » quelque part et donc posséder un terrain ou du moins, avoir obtenu une autorisation des pouvoirs locaux pour vous installer là où vous le désirez pour une durée déterminée.

Home Sweet Gaume ne vend pas encore de tiny houses, mais nous proposons quelques terrains sur lesquels il est possible d’en implanter. Ces mini maisons peuvent aussi vous inspirer pour optimiser l’espace d’un petit logement. Vous trouverez d’autres astuces sur le sujet dans cet article.

Cet article vous est proposé par Marie, de Youdee rédaction

1RTBF. (2019). Tiny House : les mentalités belges pas encore prêtes. Retrieved from https://www.rtbf.be

2Carole de Ruyt. (2019). Quelles sont les règles à respecter en matière d’habitat léger ? Retrieved from https://www.lecho.be

3Ibid.