Actualités et blog Maison kangourou : une touche de solidarité dans l’immobilier

Publiée le 22/12/2022

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Mamy n’est plus très à l’aise de vivre dans sa grande maison toute seule et vous devez bien l’avouer : vous non plus. Vous avez beaucoup réfléchi à la meilleure solution pour elle, pour vous et pour vos portefeuilles. L’accueillir chez vous est le plus abordable et cela permettra de tisser de nouveaux liens entre elle, vous et ses petits-enfants. Votre partenaire est d’accord, pour autant que vous ayez chacun vos espaces privés !

Félicitations, cette solution porte le doux nom « d’habitat kangourou »

Un concept déclinable à l’infini

Vous la visualisez bien, la petite poche à l’avant du marsupial qui porte son bébé ? Dans l’exemple ci-dessous, c’est plutôt l’enfant devenu adulte qui prend soin de ses parents. Or, ce concept est entièrement déclinable à toutes les situations, tant qu’il est basé sur un échange de services et sur la solidarité intergénérationnelle.

Ce qui signifie que vous pouvez prétendre vivre dans un habitat « kangourou » quand :

  • Vous accueillez, dans votre maison, une personne plus jeune ou plus âgée qui jouit d’une partie de votre logement mais en partage l’autre (comme la cuisine, le séjour…).
  • Vous mettez à disposition une chambre de votre grande maison à un étudiant qui fait ses études non loin de là – peu importe qu’il y ait un lien de parenté entre vous.
  • Votre enfant vient de se séparer et vous l’accueillez chez vous le temps qu’il se retourne.

Légalement, quelles sont les conditions ?

 

Il existe peu de règles précises qui légifèrent ce genre d’habitat car il dépend de différents niveaux de pouvoir.

Quelques critères sont cependant nécessaires pour ne pas dépendre d’une autre catégorie de logement (et des lois qui la régissent) :

  • La deuxième unité ne peut pas dépasser 30% du volume total de l’habitation.
  • Cette unité est prévue pour 2 personnes maximum.
  • Les 2 parties doivent appartenir au même propriétaire.
  • La maison principale et l’habitation secondaire constituent un tout, avec un seul numéro et une seule entrée principale.
  • Vous devez signaler à la commune que votre logement est un logement « kangourou ».

Quels avantages y trouver ?

  • Le gros avantage, ce sont les économies d’échelle qui se dégagent d’une telle configuration. Peu ou pas de frais de logement ou de maison de repos, partage des coûts pour les courses, le chauffage et l’électricité…
  • Adieu isolement, bonjour liens sociaux ! Vivre avec son parent, un aîné ou un jeune, c’est moins de tracas, plus d’entraide et de solidarité ! Pour des petits travaux, le partage d’un véhicule, du baby-sitting ou du dog-sitting…
  • Il n’est pas nécessaire de rentrer un permis d’urbanisme dans le cadre de la création d’une chambre, d’une salle de bain pour un aîné ou un jeune, tant qu’il n’est pas question de créer un logement à part entière (un logement est un espace qui réunit les fonctions de base de l’habitat, comme la présence d’une  chambre, d’une cuisine, d’une salle de bain, de toilettes…) ni d’augmentation de la superficie du bâtiment.
  • Des travaux à faire ? Il existe un prêt « intergénérationnel », soit un crédit hypothécaire à taux réduit du Fonds du logement de Wallonie, qui permet de financer des travaux destinés à l’accueil d’au moins un parent âgé de 60 ans et plus.

Quid des inconvénients, alors ?

Puisque le concept est relativement nouveau et que notre pays est réputé pour sa complexité institutionnelle, le logement « kangourou » est donc inévitablement régi par un ensemble de législations et réglementations issues de niveaux de pouvoirs différents, notamment au niveau urbanistique, fiscal et administratif.

  • Au niveau fiscalité, tout se complique – Pourquoi ? Car même si la maison est à vous, celle-ci ne vous appartient pas totalement du point de vue des autorités fiscales. La part du revenu cadastral de la 2e unité doit faire partie d’une déclaration bien distincte. Vous devrez donc payer des impôts comme si vous aviez une résidence secondaire…
  • Si votre habitation est soumise à un prêt hypothécaire, votre amortissement devra également être réparti en fonction des 2 parties.
  • Concernant la domiciliation, au niveau fédéral, un habitat « kangourou » est un seul et même ménage. Cela entraîne d’importantes conséquences notamment si les intéressés bénéficient de revenus de remplacement (allocations de chômage ou d’invalidité, ou revenu d’intégration sociale).

 

 

On le voit, le développement du logement « kangourou » n’est pas nécessairement « dans la poche », vu toutes les complications juridiques et administratives qui se jouent autour. C’est pourquoi faire appel à des professionnels dans le secteur de l’immobilier est toujours intéressant lorsque vous souhaitez acheter un bâtiment dans le but d’y accueillir votre parent ou vous défaire d’une maison qui a toutes les caractéristiques d’un logement « kangourou ».

Chez Home Sweet Gaume, nous sommes en tout cas très sensibles à ce genre de projets qui remettent la solidarité et l’humain au cœur de l’immobilier.

Toujours prêts à vous conseiller, quel que soit votre projet !